La gestion commerciale d'une TPE, c'est l'enchaînement des pièces qui accompagnent une vente : devis, bon de commande, bon de livraison, facture (éventuellement précédée d'une facture d'acompte), puis avoir si une correction est nécessaire, jusqu'à l'encaissement. Chaque pièce a un rôle juridique précis, la facture obéit à des règles fiscales strictes (numérotation chronologique continue, mentions obligatoires, TVA), et le suivi des règlements conditionne votre trésorerie.
En bref
- Quelles pièces composent la chaîne commerciale ? Devis, bon de commande, bon de livraison, facture d'acompte, facture, avoir : seules la facture, la facture d'acompte et l'avoir ont une portée fiscale.
- Comment numéroter ses factures ? Un numéro unique, selon une séquence chronologique et continue, sans trou ni doublon ; des séries distinctes sont admises si l'activité le justifie.
- Peut-on modifier une facture émise ? Non : une facture émise se corrige par une facture rectificative ou par un avoir qui fait référence à la facture d'origine.
- Quand la TVA est-elle due ? À la livraison pour les biens (ou à l'encaissement d'un acompte), à l'encaissement pour les services, sauf option pour les débits (CGI, art. 269).
- Quels délais de paiement entre professionnels ? 30 jours par défaut, au maximum 60 jours après la facture ou 45 jours fin de mois si le contrat le prévoit.
- Comment suivre les règlements et relancer ? Pointer chaque paiement, suivre l'encours par client, relancer selon une procédure graduée jusqu'à l'injonction de payer.
- Quel lien avec l'expert-comptable ? Les pièces commerciales alimentent la comptabilité ; en cas de contrôle, l'administration exige un fichier des écritures comptables (FEC).
- Qu'est-ce qui change avec la facture électronique ? Réception obligatoire depuis le 1er septembre 2026, émission obligatoire pour les PME, TPE et micro-entreprises au 1er septembre 2027.
Quelles pièces composent la chaîne commerciale d'une TPE ?
La chaîne commerciale d'une TPE comprend six pièces : le devis, le bon de commande, le bon de livraison, la facture d'acompte, la facture et l'avoir. Le devis et le bon de commande organisent l'accord entre les parties, le bon de livraison prouve l'exécution, et la facture, la facture d'acompte et l'avoir sont les pièces fiscales qui déclenchent ou corrigent la TVA et alimentent la comptabilité.
Toutes les ventes ne passent pas par chaque étape. Un dépannage chez un particulier peut aller du devis directement à la facture ; un négoce entre professionnels utilise souvent bon de commande, bon de livraison puis facture récapitulative. L'important est que chaque pièce reprenne fidèlement la précédente, pour qu'en cas de litige le dossier soit cohérent.
| Pièce | Rôle | Obligatoire ? | Portée |
|---|---|---|---|
| Devis | Offre chiffrée détaillée ; devient un contrat une fois accepté | Dans certains secteurs (travaux et dépannage du bâtiment, déménagement, services à la personne au-delà de 100 € TTC par mois, etc.) | Contractuelle |
| Bon de commande | Formalise la commande du client, souvent après le devis | Non, sauf contrat ou usage | Contractuelle |
| Bon de livraison | Prouve la remise des biens ou la fin de la prestation | Non, mais utile comme élément de preuve | Preuve d'exécution |
| Facture d'acompte | Constate un acompte encaissé avant la livraison ou la prestation | Oui entre professionnels, pour tout acompte versé avant l'opération (BOI-TVA-DECLA-30-20-10-10, § 120) | Fiscale |
| Facture | Constate la vente, détaille le prix et la TVA | Oui entre professionnels ; envers un particulier, pour une prestation de services au-delà de 25 € TTC ou sur demande, et pour une vente de biens dans certains cas seulement | Fiscale et comptable |
| Avoir | Annule ou réduit tout ou partie d'une facture émise | Oui dès qu'une facture émise doit être corrigée à la baisse | Fiscale et comptable |
Le devis : l'offre qui engage
Le devis est une offre de contrat : selon Service Public Entreprendre, il engage le professionnel dès que le client l'accepte, et le client s'engage en le signant avec la mention « bon pour accord » ou « bon pour travaux ». Dans les travaux et le dépannage du bâtiment et de l'équipement de la maison, le devis est obligatoire sans seuil de montant, en application de l'arrêté du 24 janvier 2017. Les mentions, la durée de validité et la question du devis payant sont détaillées dans l'article devis : mentions obligatoires, validité et signature.
Le bon de commande et le bon de livraison
Le bon de commande fixe ce que le client commande, en quelle quantité et à quel prix. Il est surtout utile quand le client est une entreprise qui exige son propre numéro de commande, ou quand la commande diffère du devis. Le bon de livraison, signé par le client à réception, constitue un élément de preuve de la livraison : il fixe la date qui, pour une livraison de biens, sert de référence pour la facture et pour l'exigibilité de la TVA.
La facture, la facture d'acompte et l'avoir
La facture est la pièce centrale. Service Public Entreprendre rappelle qu'elle est habituellement émise au moment de la livraison du bien ou de la réalisation de la prestation, avec des délais différés possibles (facture récapitulative mensuelle notamment). Elle doit porter notamment la date d'émission, un numéro unique, l'identité complète du vendeur et de l'acheteur, la désignation, la quantité, le prix unitaire HT, le taux de TVA, les totaux HT et TTC, la date de règlement, les conditions d'escompte (ou la mention « Escompte pour paiement anticipé : néant »), le taux des pénalités de retard et, entre professionnels, l'indemnité forfaitaire de 40 € pour frais de recouvrement.
La facture d'acompte suit les mêmes règles de numérotation et de mentions : elle est traitée en détail dans facture d'acompte : TVA, mentions et facture de solde. L'avoir, pièce de correction, fait l'objet de l'article avoir sur facture : quand et comment l'émettre.
Comment numéroter ses factures sans trou ni doublon ?
Chaque facture doit porter un numéro unique, basé sur une séquence chronologique et continue. C'est ce qu'impose l'article 242 nonies A de l'annexe II au CGI, commenté au BOFiP (BOI-TVA-DECLA-30-20-20-10, § 70) : la numérotation se fait au fur et à mesure de l'émission, sans rupture, et deux factures émises la même année ne peuvent pas porter le même numéro.
Concrètement, une facture n° 2026-0154 ne peut pas exister si la n° 2026-0153 n'existe pas. Une facture préparée puis abandonnée avant émission ne doit pas consommer de numéro ; une facture émise par erreur ne se supprime pas, elle s'annule par un avoir, qui a lui-même son numéro.
Les séries distinctes
Le BOFiP admet une numérotation par séries distinctes lorsque les conditions d'exercice de l'activité le justifient (BOI-TVA-DECLA-30-20-20-10, § 80 à 100), par exemple plusieurs sites de facturation pour une même entreprise. Chaque série doit alors être elle-même chronologique et continue. Un préfixe par année (2026-…) est un usage répandu : il n'oblige pas à repartir de 1 chaque 1er janvier, mais il garantit qu'aucun numéro ne se répète dans l'année.
Exemple de numérotation conforme
Factures : F2026-0153 (12 octobre), F2026-0154 (13 octobre), F2026-0155 (15 octobre). Factures d'acompte : même séquence ou série dédiée FA2026-0021, FA2026-0022. Avoirs : série AV2026-0007, AV2026-0008. Chaque série est continue et datée dans l'ordre d'émission.
Pourquoi une facture émise ne peut-elle plus être modifiée ?
Une facture émise ne peut plus être modifiée ni supprimée : elle a été transmise au client, elle fonde son droit à déduction de TVA et elle s'inscrit dans votre séquence de numérotation. Selon Service Public Entreprendre, une facture peut être corrigée ou supprimée tant qu'elle n'a pas été émise ; après émission, la correction passe par une facture rectificative portant la mention « annule et remplace la facture n° … » et un nouveau numéro ; après paiement, la correction passe par une facture d'avoir.
Le BOFiP précise que le document rectificatif doit faire référence de manière explicite à la facture initiale (numéro et date). Cette règle d'inaltérabilité est aussi ce qui rend la chaîne de facturation crédible en cas de contrôle : une facture qui disparaît ou change de montant après coup est un signal d'alerte pour l'administration.
Quand la TVA est-elle exigible : à la livraison, à l'encaissement ou aux débits ?
La date à laquelle la TVA devient exigible, c'est-à-dire la date à laquelle vous devez la reverser, dépend de la nature de l'opération, selon l'article 269 du CGI. Pour une livraison de biens, la TVA est exigible à la livraison ; pour une prestation de services, elle est exigible à l'encaissement du prix, sauf option pour le paiement de la TVA d'après les débits.
| Opération | TVA exigible | En cas d'acompte | Texte |
|---|---|---|---|
| Livraison de biens | À la livraison | À l'encaissement de l'acompte, à hauteur du montant encaissé (acomptes encaissés depuis le 1er janvier 2023) | CGI, art. 269, 2-a ; loi de finances pour 2022, art. 30 |
| Prestation de services (régime de droit commun) | À l'encaissement | À l'encaissement de l'acompte | CGI, art. 269, 2-c |
| Prestation de services avec option pour les débits | Au débit, en principe la date d'émission de la facture | À l'encaissement, si l'acompte est perçu avant le débit | CGI, art. 269, 2-c ; BOI-TVA-BASE-20-50-10 |
Une TPE qui vend à la fois des biens et des services (un artisan qui fournit et pose, par exemple) doit donc suivre deux logiques. Les entrepreneurs de travaux immobiliers disposent d'une faculté particulière, distincte de l'option pour les débits, prévue par le même article (option pour le paiement de la TVA sur les livraisons, BOI-TVA-BASE-20-50-20) : à valider avec l'expert-comptable.
Avec la réforme de la facturation électronique, la mention de l'option pour le paiement de la TVA d'après les débits devient une mention obligatoire de la facture lorsque l'option a été exercée, selon le calendrier d'émission de chaque entreprise (1er septembre 2027 pour les PME et micro-entreprises).
Quels délais de paiement s'appliquent entre professionnels ?
Entre professionnels, le délai de paiement est en principe de 30 jours à compter de la réception des marchandises ou de l'exécution de la prestation, lorsque rien n'a été convenu. Les parties peuvent convenir d'un délai plus long, dans la limite de 60 jours à compter de la date d'émission de la facture, ou, si le contrat le prévoit et que ce n'est pas abusif, de 45 jours fin de mois (Code de commerce, art. L441-10 et suivants, selon Service Public Entreprendre, fiche vérifiée le 7 août 2026).
Exemple : 45 jours fin de mois
Pour une facture du 1er août 2026, Service Public Entreprendre donne deux échéances possibles selon la méthode convenue : 15 octobre 2026 (fin du mois d'émission + 45 jours) ou 30 septembre 2026 (date de facture + 45 jours, puis fin de mois). La méthode doit être fixée à l'avance entre les parties.
Certains secteurs ont des délais spécifiques plus courts, par exemple 30 jours après la date de facture pour le transport routier de marchandises. Les factures périodiques sont plafonnées à 45 jours à compter de leur date d'émission.
Pénalités de retard et indemnité de 40 €
Tout retard de paiement entre professionnels fait courir de plein droit des pénalités de retard, sans rappel nécessaire, et une indemnité forfaitaire de 40 € pour frais de recouvrement par facture (article D441-5 du Code de commerce). Le taux des pénalités ne peut pas être inférieur à trois fois le taux d'intérêt légal ; à défaut de stipulation, il est égal au taux de refinancement de la Banque centrale européenne majoré de 10 points. Service Public Entreprendre indique un taux de 12,40 % pour le second semestre 2026 sur cette base. Ces mentions doivent figurer dans vos conditions générales de vente et sur vos factures.
Le non-respect des délais de paiement est sanctionné par une amende administrative pouvant atteindre 75 000 € pour une personne physique et 2 millions d'euros pour une personne morale, doublée en cas de récidive dans les deux ans.
Comment suivre les règlements, l'encours client et relancer les impayés ?
Le suivi des règlements consiste à rapprocher chaque paiement reçu de la facture qu'il solde, puis à surveiller l'encours de chaque client : le total des factures émises et non encore réglées. Un encours qui grossit chez un même client, ou des règlements partiels répétés, sont les premiers signaux d'un risque d'impayé.
Une procédure de relance graduée
- Avant l'échéance : rappel courtois quelques jours avant la date de règlement, utile pour les nouveaux clients.
- Relance amiable : dès le lendemain de l'échéance, par e-mail, avec la facture en pièce jointe.
- Deuxième relance : rappel des pénalités de retard et de l'indemnité de 40 € prévues aux conditions générales.
- Mise en demeure : lettre recommandée avec avis de réception fixant un dernier délai.
- Recouvrement judiciaire : injonction de payer (frais de greffe de 33,47 € devant le tribunal de commerce, aucun devant le tribunal judiciaire, selon Service Public Entreprendre), ou procédure simplifiée de recouvrement des petites créances par commissaire de justice pour les créances de moins de 5 000 €.
Les modèles de messages, les délais de prescription (5 ans entre commerçants, 2 ans contre un consommateur) et le détail de l'injonction de payer sont dans l'article relance de facture impayée : délais, pénalités et modèles.
Comment organiser le fichier clients, le fichier articles et le stock ?
Le fichier clients et le fichier articles sont la base de toutes les pièces : une erreur de raison sociale ou de prix unitaire dans la fiche se recopie sur chaque devis et chaque facture. Une fiche client complète contient la dénomination exacte, l'adresse, le numéro SIREN (qui devient une mention obligatoire de la facture avec la réforme de la facturation électronique), le numéro de TVA intracommunautaire pour un client professionnel, les conditions de paiement négociées et l'adresse de livraison si elle diffère.
Une fiche article contient la désignation telle qu'elle apparaîtra sur la facture, l'unité, le prix unitaire HT, le taux de TVA applicable et, pour les biens, la quantité en stock. Distinguer clairement les articles « bien » et « service » facilite ensuite l'application des règles d'exigibilité de la TVA vues plus haut.
Un suivi de stock simple
Pour une TPE, un suivi de stock simple suffit souvent : une quantité par article, diminuée à chaque bon de livraison ou facture, augmentée à chaque réception fournisseur. L'intérêt est double : éviter de promettre sur un devis un produit indisponible, et disposer d'une base fiable pour l'inventaire de fin d'exercice que l'expert-comptable demandera.
Quel est le lien entre gestion commerciale et expert-comptable ?
La gestion commerciale produit les pièces ; la comptabilité les enregistre. Chaque facture, facture d'acompte et avoir devient une écriture dans le journal des ventes, chaque règlement une écriture de trésorerie. Plus les pièces sont propres (numérotation continue, TVA correctement ventilée, règlements pointés), moins l'expert-comptable a de corrections à faire.
En cas de contrôle, une entreprise qui tient sa comptabilité au moyen d'un système informatisé doit remettre à l'administration un fichier des écritures comptables (FEC) conforme à l'article A. 47 A-1 du livre des procédures fiscales, pour chaque exercice contrôlé (article L47 A du même livre). Le fichier est nommé selon la nomenclature SirenFECAAAAMMJJ, où AAAAMMJJ est la date de clôture de l'exercice. C'est en général l'expert-comptable qui produit ce FEC depuis son logiciel comptable, à partir des écritures que votre outil de gestion commerciale lui exporte.
Les factures émises et reçues se conservent 10 ans, selon Service Public Entreprendre ; le délai propre aux documents fiscaux est de 6 ans.
Qu'est-ce que la facture électronique change pour la gestion commerciale ?
Depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises établies en France doivent être en mesure de recevoir des factures électroniques via une plateforme agréée. L'émission de factures électroniques devient obligatoire au 1er septembre 2026 pour les grandes entreprises et les ETI, et au 1er septembre 2027 pour les PME et micro-entreprises, qui peuvent anticiper volontairement.
Pour la gestion commerciale, cela a trois conséquences : les factures, factures d'acompte et avoirs devront être émis dans un format structuré (Factur-X, UBL ou CII) et transmis par une plateforme agréée ; de nouvelles mentions apparaissent (SIREN du client, adresse de livraison si elle diffère, nature de l'opération, option pour la TVA sur les débits) ; et la discipline sur la numérotation et la correction par avoir devient encore plus visible, puisque les données de facture sont transmises à l'administration. Le calendrier et les démarches sont détaillés dans facture électronique obligatoire : ce qui change pour les TPE.
Quelle organisation adopter au quotidien ?
Une gestion commerciale tenue au quotidien repose sur quelques règles simples, qui découlent directement des obligations vues plus haut :
- Partir d'un devis ou d'un bon de commande pour toute vente significative, et transformer la pièce plutôt que la ressaisir.
- Facturer au moment de la livraison ou de la fin de prestation, et facturer chaque acompte encaissé.
- Ne jamais supprimer ni modifier une facture émise : corriger par avoir ou facture rectificative.
- Indiquer sur chaque facture la date d'échéance, le taux des pénalités et l'indemnité de 40 € (clients professionnels).
- Pointer les règlements au fil de l'eau et relancer dès le lendemain de l'échéance.
- Transmettre chaque mois ou chaque trimestre à l'expert-comptable les pièces et l'état des règlements.
Un outil comme un logiciel de gestion commerciale automatise une partie de ces règles (numérotation continue, blocage des pièces validées, mentions pré-remplies), mais la responsabilité des informations portées sur les pièces reste celle de l'entreprise.
Questions fréquentes
Une TPE est-elle obligée d'avoir un logiciel de gestion commerciale ?
Aucun texte n'impose un logiciel de gestion commerciale à une TPE. En revanche, les factures doivent respecter les mentions obligatoires et la numérotation chronologique continue, et à partir du 1er septembre 2027 les PME, TPE et micro-entreprises devront émettre leurs factures dans un format électronique structuré via une plateforme agréée, ce qu'un tableur ne permet pas.
Faut-il recommencer la numérotation des factures à 1 chaque année ?
Ce n'est pas une obligation. Le BOFiP exige une séquence chronologique et continue, et que deux factures émises la même année ne portent pas le même numéro. Un préfixe annuel (2026-0001) est un usage pratique qui respecte cette règle.
Le bon de livraison est-il obligatoire ?
Le bon de livraison n'est pas une pièce fiscale obligatoire. Il reste un élément de preuve utile : signé par le client, il établit la date et le contenu de la livraison, ce qui sert en cas de contestation et pour dater l'exigibilité de la TVA sur une livraison de biens.
Peut-on supprimer une facture émise par erreur ?
Non. Une facture émise s'annule par un avoir du même montant faisant référence au numéro et à la date de la facture d'origine, ou se corrige par une facture rectificative portant la mention « annule et remplace la facture n° … ». La facture d'origine reste dans la séquence de numérotation.
Quel délai de paiement indiquer sur une facture à un professionnel ?
À défaut d'accord, le délai est de 30 jours après réception des marchandises ou exécution de la prestation. Par accord, il peut aller jusqu'à 60 jours après la date d'émission de la facture, ou 45 jours fin de mois si le contrat le prévoit. La date d'échéance doit figurer sur la facture.
Combien de temps conserver les factures ?
Les factures émises et reçues se conservent 10 ans, selon Service Public Entreprendre ; les documents fiscaux sont soumis à un délai de 6 ans. En pratique, la durée de 10 ans couvre les deux obligations.
Sources
- Service Public Entreprendre — Tout savoir sur la facturation
- Service Public Entreprendre — Mentions obligatoires sur une facture
- Service Public Entreprendre — Devis obligatoire : activités concernées
- Service Public Entreprendre — Délais de paiement entre professionnels et pénalités de retard
- Service Public Entreprendre — Recouvrement judiciaire : injonction de payer
- BOFiP — BOI-TVA-DECLA-30-20-20-10 : mentions obligatoires générales (numérotation)
- BOFiP — BOI-TVA-DECLA-30-20-10-10 : opérations donnant lieu à facturation (acomptes)
- BOFiP — BOI-TVA-BASE-20-10 : fait générateur et exigibilité, livraisons de biens
- BOFiP — BOI-TVA-BASE-20-20 : fait générateur et exigibilité, prestations de services
- impots.gouv.fr — Fichiers standards des écritures comptables (art. L47 A-I du LPF)
- economie.gouv.fr — Tout savoir sur la facturation électronique pour les entreprises
Dernière mise à jour : 18 octobre 2026. Article d'information générale : il ne remplace pas le conseil de votre expert-comptable.
Yael Verdeille — gérant d'Anticipation SARL, entreprise alsacienne de location de chapiteaux. Il a conçu Sindri pour gérer les devis, acomptes, factures et justificatifs de sa propre entreprise, puis l'a ouvert aux autres TPE.